Histoire chronologique de l’Abbaye et la Séauve

-877, trace d’une maison religieuse d’un ordre actuellement non identifier.

-969, la Séauve sur Semène s’appelle « Sylva-Lugdunens »(La Séauve-en-Lyonnais), la présence d’un monastère apparait dans le cartulaire de l’Abbaye de Saint-Chaffre en Haute-Loire.

Confirmé Par Marie-Marguerite de Morangier, (Abbesse de l’Abbaye de la Séauve de 1713-1759), une demande aux chevaliers des maires, pour être présenté au Roy, enfin d’obtenir la révocation de l’ordre qui lui interdisait de recevoir Des novices, elle lui expliqua que le couvent de la Séauve à plus de huit siècles. Plus de Huit siècle au XVIIIe, correspond à la date de 969.

-1228, la maison de la Séauve était un prieuré de moniales dont la première prieure fut Agathe.

« Annonay, 6 juin 1228.

[Jean] de Bernin, archevêque de Vienne, confirme par l’apposition de son

Sceau une vente d’Arnaud Rollandi à Agathe, prieure de la Séauve-Bénite.

Fait dans le cloître Annonaycensi(Annonay) a° I. D. 1228…, fer. 7, luna 2. »

-1255, ou 1256 le prieuré est élevé au rang d’Abbaye.

-1591, 15 février, siège de l’Abbaye par le Duc de Nemours.

-1694, un ordre du Roi autorisa la déviation d’une partie, des sources de la rivière de Semène ; elles furent amenées dans la rivière de Furens par un biez creusé au travers du Grand-Bois, dans la commune de Saint-Genest-Malifaux, et ce biez, qui fut comblé lorsque les besoins-de la fabrique furent moins pressants, a toujours conservé dans le pays le nom de Rio do li (ruisseau du roi);

-1733, projet de réunification des Abbayes de Clavas, Bellecombe et la Séauve, malgré la réticence des moniales de la Séauve.

-1766, 29 avril, nomination de Marguerite-Laure de Fumel, Dame laure avait débuté dans l’ordre de Malte. Chaque membre de l’ordre était strictement obligé d’en porté les insignes, c’était une croix porté sur le costume reçu, il était expressément défendu de s’en revêtir si l’on quittait l’ordre. Une exception fut faite pour Dame de Fumel, et le 9 Juillet 1767, le grand maitre de l’ordre lui accordait par brevet, le Privilège spécial et inconnu, jusqu’alors, de continuer à porter cette croix.

-1767, Décembre, autorisation écrite du roi, par lettre patente, pour la réunification des Abbayes de Clavas et la Séauve. L’Abbaye de la Séauve était en ruine et insuffisante pour le personnel, Dame de Fumel songea à remplacer le couvent par une construction nouvelle. Elle fit pratiquement démolir les anciens bâtiments au fur et à mesure de la construction. Les pierres provenaient en grande partie de l’ancienne construction désaffectée situées aux Saint-Martin, dans la paroisse de Saint-Pal-de-Mons. Le transport des grandes dalles de granite rose dura fort long temps car l’argent manquait pour accélérer les travaux. Ceux-ci utilisèrent effectivement près de 16 années.

-1786, fin des travaux de reconstruction de l’Abbaye.

-1789, révolution française, et départ des moniales de l’Abbaye, chassé par les révolutionnaires.

-1791, inventaire des biens du couvent de la Séauve, paraphé par Faure.

-1791, 21 février, mise en vente par affiches des propriétés religieuse, de Saint-Didier la Séauve.

-1792, 5 novembre, tous les biens ont trouvé acquéreurs.

-1793, mars, adjudication de la ferme, des bâtiments, enclos, jardin des religieuses.

-1791, après, Acquisition de l’Abbaye et dépendances par Joseph-Balthazard Bonnet de Treiches, il ne paya rien car cela constituait un échange avec une dette que la sénéchaussée du Puy n’avait pu rembourser à un de ses parents. Sa première initiative fut de démolir l’Abbatiale, il laissa l’Abbaye à l’abandon.

-1793,24 Juillet, Pierre Palhion adresse une pétition à la convention national au nom de la commune de Saint-Didier, des haut et bas mandement d’Aurec, Monistrol, Saint-Paul-en-Cornillon, Saint-Just, La Séauve-Bénite , Saint-Victor-Malescours , Le Temple, Saint –Romain-Lachalm, Saint-Pal-de-Mons, pour que les maisons religieuse fussent converties en écoles.

1796, 25 décembre, le ministre de la police est informé des dégradations causé à l’Abbaye, et des bois attenant, démontage des croisés (plus de 200) démontage des fenêtres, portes, serrures, rampes, démontage de la charpente, par quelque habitants des alentours.

-1819, 21 Juin, vente des bâtiments et dépendance, bois, prés … par Joseph-Balthazar Bonnet de Treyches à Mr Hippolyte Royet négociant à Saint-Etienne et future maire de Saint-Etienne. Tous ces biens furent vendus 100000 francs, dont 40000 payables le lendemain. Le deuxième paiement de 30000 Francs devait être effectué, trois mois après ; et le troisième paiement de 30000 Francs, six mois après. Un intérêt de 5% ne pouvait jouer qu’en cas de retard. L’acte de vente fut passé, le 21 Juin 1819, et, enregistré à Saint-Didier, le 22 Juin 1819. Ont comparu, le vendeur Joseph-Balthazar Bonnet de Treyches, propriétaire, demeurant à Paris,49 rue de Richelieu, et de son autorité, dame Prescille-Anna-Caroline-Françoise du Chantal Fesquet, son épouse, représentée par demoiselle Clotilde Bernard, à Saint-Didier, et , l’acheteur, Hippolyte Royet, négociant à Saint-Etienne. Ce dernier fut l’acquisition de tous les bâtiments et dépendances, bois, prés, et autre qui constituaient l’ancienne Abbaye de la Séauve, détaillés au contrat d’acquisition du 23 Mai 1791 et du 21 germinal, an V.

-1821, construction par Mr Hippolyte Royet, de la petite chapelle.

-1822, bénédiction de la petite chapelle.

-1851, Monsieur Hippolyte ROYET, propriétaire en amont du moulinage BERMARD se plaint que le barrage mesure 1m43 de haut, alors que l’abénévis de 1777, précisait sa hauteur à 3,5 pieds (1m17). L’autorisation de reconstruction de septembre I851 maintiendra cette hauteur.

-1853(avant), Hippolyte ROYET réclame que la chaussée soit construite au même emplacement qu’auparavant, soit à 14m61 en aval de l’ancien pont (8m20enavaldupont Actuel). Monsieur COLCOMBET avait globalement l’intention de la reconstruire légèrement plus en Amont, afin d’augmenter sa chute d’eau.

-1894, 21 octobre, vente de l’Abbaye à la société Catteau Lorthiois de Tourcoing, production de laine peignée, tissus d’ habillement, fils élastiques guipés, tissus élastiques tissés, tissus élastiques tressés, tissus élastiques tricotés, tissus de coton, toile ainsi que des gaines tressées en verre textile.

-1925, Loi divisant la commune de Saint-Didier-la-Séauve (canton de Saint-Didier-la-Séauve, arrondissement d’Yssingeaux, département de la Haute-Loire) en deux communes distinctes, dont les chefs-lieux seront respectivement fixés à Saint-Didier et à la Séauve et qui porteront respectivement les noms de : Saint-Didier-en-Velay et La Séauve-sur-Semène.

-1971, avant, fermeture du site de la Séauve, 1982, fermeture, de la société Catteau Lorthiois de Tourcoing.

-1971, rachat des bâtiments de l’Abbaye par la commune de la Séauve-sur-Semène.

-1990, réfection de la toiture.

-2000, 17 novembre, vente des bâtiments de l’Abbaye en vue de sa réhabilitation.

-2000, étude du projet définitif rendu par le cabinet Pierron de Saint-Laurent la Pape, pour l’aménagement de 47 appartements dans les bâtiments de l’Abbaye.

-2001, validation du projet par le conseil municipal de la Séauve-sur-Semène.

-2001,12 Juillet, appel d’offres lancé aux entreprises pour la réalisation du projet.

-2001, fin, début des travaux de réhabilitation de l’Abbaye.

-2001, 13 Novembre, validation du conseil municipal de la Séauve-sur-Semène, le projet d’installation de la communauté des communes Loire-Semène au réez de chaussé de l’Abbaye.