L’origine du Velay

L’administration romaine fut introduite en gaule. La cité gauloise avait son administration propre, mai peu à peu, le pouvoir impérial lui imposa son control. Lorsque césar fit la conquête de la gaule appartenait à la vaste circonscription ethnographique appelée Celtica. Le consul romain détacha les Vellaves(Velay) des Arvergnes(Auvergne).

En 27 (av. J.C.), Auguste fit de la Gallia Cornata, trois provinces, l’Aquitaine, la Lyonnaise, et la Belgique. Le Velay, l’Auvergne et le Gévaudant furent détachés de l’antique Celtique et attribués à l’Aquitaine. Au point de vue politique, le Velay fut traité comme un pays réduit en province. Auguste en fit une cité indépendante, soustraite, dans son administration intérieure, l’autorité du légat impérial. Le Velay reçu le titre honorifique de Civitas-Libera.

En 297, Dioclétiens partagea l’aquitaine en aquitaine première avec le Velay, et aquitaine ibérique. Quand la religion chrétienne fut devenue d’empire, les circonscriptions ecclésiastiques se modelèrent sensiblement sur les circonscriptions civiles. Le diocèse bénéficia du caractère immuable des institutions ecclésiastiques. Aussi peut-on penser que les limites du diocèse du Puy, telles qu’ont les vits au XIIIe, reproduisent assez bien celles de la Civitas-Vellavorum, de l’époque Gallo-Romaine. Anis, crée dès le 1er ou IIe siècle, devint, par la suite, capitale du Velay. Saint-Paulien (Ruessium) fut au cours du IVe, capitale du Velay. En qualité de métropole Vellave, fut le siège du premier évêché fondé dans le pays appelé Civitas-Vellavorum ou Vellavi ou vellava urbs, du nom de la région d’où il était la capitale.

(Ruessium)

Saint-Paulien (Haute-Loire)

Saint-Georges fut le premier évèque, il résidait à Ruessium. Pendant la période Gallo-Romaine, la gaule était divisée en Pagi. Ces grandes subdivisions comprenaient souvent une étendue territoriale, mais le Pagus se subdivisait à son tour en Agri. Chaque Ager prenait son nom, soit du lieu habité le plus important, soit de la rivière principale qui coulait dans son étendue, soit d’une montagne. Le Velay s’appelait Pagus-Vellavensis.La région Lyonnaise s’appelait à ce moment là,Pagus-Lugdunensis, et comprenait parmi d’autres territoires, l’Ager Jarensis ou pays du Forez. Cet Ager, dans sa partie méridionale, englobait les vallées du Gier et de l’Ondaine, tout deux séparées par la ligne de partage des eaux. C’est du nom ancien de la rivière du Gier qu’est venu le nom du Jarez, et ce nom apparait pour la première fois dans la légende de Saint-Ferréol, martyrisé en l’an 304, aux environs de Vienne.

 

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