Présentation de Saint Didier en Velay

Elle porte ce nom seulement depuis 1925 (loi du 5 avril 1925) suite à la création de la commune de la Séauve-sur-Semène dont le territoire s’est détaché de celui de Saint-Didier. Avant cette date, elle portait le nom de Saint-Didier-la-Séauve.

Déjà en 1866, le territoire de Saint-Didier avait été amputé d’une partie de ses terres lors de la création de la commune de Pont-Salomon.Ses habitants sont appelés les Désidériens, le nom venant du latin Desiderius (Didier). La commune de Saint-Didier est mentionnée pour la première fois au XIe siècle dans le cartulaire de Chamalières-sur-Loire, sous l’appellation : « Parochia castri de S. Desiderio ». Cette appellation souligne le lien important qui existe dès l’origine entre l’église et le château local3. Les recherches archéologiques réalisées sur la commune démontrent que l’espace connaît une occupation ancienne dès les temps préhistoriques et qu’une petite occupation existe à l’époque gallo-romaine. C’est pourtant vraiment à partir des premiers temps médiévaux que ce secteur connaît un développement significatif. À l’époque médiévale, Saint-Didier est le centre d’une des principales baronnies du Velay, la plus importante dans la partie orientale de ce territoire.

Au XVIe siècle, Saint-Didier est la deuxième ville du Velay au coude à coude avec celle voisine de Monistrol et bien avant la cité d’Yssingeaux. Elle dispose dans la seconde moitié du XVIe siècle d’un jeu de paume, signe de l’importance de la ville. A partir de cette période et jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, la cité de Saint-Didier est réputé pour ses fromages vendus sur un marché spécifique une fois par semaine.

Elle est aussi connue pour son carnaval et pour activité textile (tissage de la soie).Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune, alors appelée Saint-Didier-la-Séauve, a porté le nom de Mont-Franc.En 1865, une portion du territoire communal a été cédé pour la création de celle de Pont-Salomon, conjointement avec des contributions des communes d’Aurec-sur-Loire et de Saint-Ferréol-d’Auroure et, en 1925, une autre partie du territoire communal a servi à la création de la commune de La Séauve-sur-Semène.

Présentation du Velay

Le Velay est une ancienne province française située au sud-est du Massif central. Il correspond à l’ancien territoire gaulois des Vellavi que mentionne Jules César ou des Velauni qui apparaissent sur les cartes de Ptolémée. Ses limites naturelles sont bien délimitées par le relief et les cours d’eau.

Le comté épiscopal du Velay fut longtemps rattaché à l’ancien Languedoc royal dont il constituait l’état le plus septentrional1. Il forme aujourd’hui les deux tiers est du département de la Haute-Loire (région Auvergne-Rhône-Alpes).

Les habitants du Velay sont appelés les « Vellaves » mais aussi les « Velauniens » (Velauniennes) ou les « Velaisiens » (Velaisiennes).

La ville principale est le Puy-en-Velay.

  • Le Velay forme avec le Vivarais l’est du Massif central, entre la vallée de l’Allier à l’ouest et la ligne de partage des eaux de la Loire et du Rhône. C’est une région de moyenne montagne dont le point le plus élevé est le Puei Vuei, sommet des Monts du Mézenc, à 1 754 m.
  • Le relief du Velay s’articule autour du massif du Meygal (1 436 m) qui constitue le centre du pays. Il comprend : À l’est et au nord-est, le plateau granitique et le versant occidental de la chaîne des Boutières. Au sud, le plateau basaltique du Mézenc formant avec le Meygal l’ensemble géologique volcanique dit du Velay oriental.
  • À l’ouest et au sud-ouest, le bassin du Puy-en-Velay et le plateau volcanique du Velay occidental, surmonté de la longue chaîne du Devès (1 423 m).
  • Au nord, le plateau granitique de Craponne-sur-Arzon. Le relief du plateau est interrompu par des vallées profondes, notamment celles de la Loire, du Lignon du Velay ou de la Dunières. Sur le plan historique, on distinguait jusqu’à la Révolution française deux subdivisions principales de part et d’autre du massif du Meygal : le Velay decà-les-bois, dominé par la ville du Puy,
  • Au sud-ouest ; le Velay delà-les-bois, dominé par les villes de Monistrol et Yssingeaux,
  • Au nord-est ; Le Velay est entouré par les régions naturelles suivantes : Au sud ouest par la Margeride
  • À l’ouest par le Brivadois
  • Au nord par le Livradois et le Forez
  • À l’est par le Haut-Vivarais
  • Au sud-est par les Boutières

Saint-Maurice-de-Roche, panorama vers les Monts du Velay

Qui était Marguerite de la Séauve ?

Portrait supposé de Bienheureuse Marguerite de la Séauve

Ce que l’on semble pouvoir affirmer d’elle.La plus plupart des documents appellent la « Sainte »(non officialisé par l’église)Moniale de la Séauve, Marguerite d’Angleterre ou Marguerite Langlois. Il sembledonc qu’elle était d’origine anglaise, au moins par ses parents. Cependant,nombreuses étaient les familles Langlois de souche anglo-saxonnes, établies enNormandie à cette époque.Elle naquit probablement dans la seconde moitié du XIIe et semble avoir vécu jusqu’àun âge avancé. Venue très jeune, peut-être, comme pensionnaire, au Monastère de laSéauve, et élevé dans le culte des vertus monastique, elle sentit naître commenaturellement en elle la vocation à l’état religieux…

Présentation de la Séauve sur Semène

La Séauve sur Semene
  • La Séauve-sur-Semène est une commune du massif central située à l’est du Velay, à 725 mètres d’altitude,autrefois Silva Lucdunense, puis en 1408 La Selva, aujourd’hui La Seauva en occitan, Là Seuvà en auvergnat. C’est une commune française située à l’est du Velay, dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle tire son nom des forêts (du latin silva) qui couvraient ses versants lorsque fut fondée l’abbaye cistercienne de La Séauve-Bénite, par les seigneurs de Saint-Didier, dans la seconde moitié du XIIe siècle. Ses habitants sont les Séauvois.
  • Elle faisait partie de la commune de Saint-Didier-en-Velay qui se nommait alors Saint-Didier-la-Séauve. Elle n’a été érigée en commune indépendante qu’en 1925. Son histoire est intimement liée à celle de l’abbaye cistercienne qui est le principal seigneur des terres de l’actuelle commune au XVIe siècle. Au XIXe siècle, plusieurs usines se développent autour du site de l’ancienne abbaye de la Séauve. Victor Colcombet, un entrepreneur originaire de Saint-Etienne installe une importante manufacture de rubans au milieu du XIXe siècle. L’église de la Séauve succède à la chapelle érigée dans le bourg par Marie Louise Colcombet en 1870.

Présentation de l’Abbaye


L’abbaye de la Sauve-Bénite, ancienne abbaye cistercienne (milieu du XIIe siècle, reconstruite en 1760) : Certaines estimations avance la date de sa construction vers 1223. Deux Rochebaron furent abbesse, Alix, de 1329 à 1345 (fille de Briand), et Alix, de 1402 à 1406 (fille de Guigues). L’abbaye était d’ailleurs vassale de Rochebaron au XVIIe siècle, pour des terres situées a priori vers Os dans la commune actuelle de Bas en Basset. Partiellement détruite par la Révolution française, et défigurée par l’installation d’une fabrique de textile. Elle est aujourd’hui réhabilitée en 47 appartements locatifs et la communauté des communes Loire/Semène.
Cette abbaye fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 15 septembre 1993.