Compendium de Saints et Bienheureux de l’ordre de Cîteaux

Il fut composé par Philippe Seguin qu’Henriquez regarde comme un homme intègre.

«Parmi tant d’hommes, dit ce dernier, qui illustrèrent notre

« famille par leurs écrits, il faut citer Philippe

« Seguin, moine et prieur du monastère de Charlieu (Caroli loci), en Bourgogne, homme diligent et

« curieux, qui a laissé beaucoup d’écrits qui contribuent à la gloire de l’ordre. » Il paraît que de tous ses écrits celui que je cite est le seul qui soit arrivé jusqu’à nous. Henriquez rapporte les titres de tous ces écrits, Ne tanti viri omni memoriâ digna opéra plane in terridant. L’article que l’auteur consacre à Marguerite est ainsi conçu :

« De Sainte Marguerite, religieuse à la Séauve.

« Sainte Marguerite, vierge très-digne, ayant

« méprisé les plaisirs et les honneurs de ce siècle,

« se rendit au monastère de Séauve-Bénile, au

« diocèse du Puy, pour s’unira Jésus-Christ, son

« royal Epoux. Là, se vouant tout entière aux louan-

« ges divines et à la prière, elle reçut de Tabbesse

« l’ordre de s’acquitter des fonctions de sacristaine.

« S’étant chargée avec humilité de cet emploi, elle

. « avait pour la maison de Dieu le plus grand hon-

« neur et le plus profond respect, faisait disparaître

« la poussière des murailles et du pavé, purifiait

« les nappes et les autres ornements de l’autel, trai-

« tant avec la plus grande vénération les vêtements

« des prêtres, et tout le temps qu’elle pouvait

« soustraire à ces divers offices , elle le consa-

« crait à la prière et à la lecture. C’est pourquoi,

« Dieu le disposant ainsi, elle parvint à une si

« grande couronne de grâces qu’elle brilla du

« don des miracles et pendant sa vie et après sa

« mort. »

source: «Marguerite de la Séauve»

Theillère, curé de Retournaguet

1871